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Les dramaturges anglais de la Renaissance étaient-ils francophiles ? (suite)
Etudes de cas
Procédons maintenant à une étude de cas. Prenons un corpus qui figure dans son intégralité dans la base de données, celui de Christopher Marlowe. On retrouve le verbal (paroles, langage) en tête des modes d'expression des allusions (à 98,8%). On note aussi que les personnes sont les sujets les plus courants des allusions à la France (81%), mais que Marlowe introduit moins de mots français dans ses pièces que d'autres dramaturges (3,8% seulement). La France affirme surtout sa présence politiquement (56,6%), historiquement (53,6%), par le lieu (22,2%) et en tant que nation (21,5%). (NB: la somme de ces chiffres n'équivaut pas à 100, car souvent les allusions couvrent simultanément plusieurs domaines). Idées et croyances sont à 10% , bien au dessus de la moyenne générale de 2,8% . Examinons maintenant les tonalités des allusions:
Tonalités des allusions à la France chez Christopher Marlowe (en %)
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On remarque le même pic de neutralité, mais l'on peut constater que les extrêmes sont beaucoup plus marqués cette fois. Les tons intermédiaires et négatifs, comme la moquerie par l'exemple, sont peu élevés. L'amical l'emporte largement, même sur le neutre, et les tons plutôt positifs se maintiennent bien, sauf pour la flatterie.
En conclusion, on peut dire que Marlowe représente souvent la France par les extrêmes, mais que des deux extrêmes, c'est le positif qui l'emporte en définitive. A noter également que la neutralité est assez souvent de rigueur chez ce dramaturge.
Intéressons-nous maintenant à un autre dramaturge, dont le corpus a été étudié entièrement par notre équipe: Thomas Middleton.
Tonalités des allusions à la France chez Thomas Middleton (en %)
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Les courbes sont assez différentes de celles de Marlowe. On remarque chez Middleton peu, ou pas d'hostilité, mais beaucoup de moquerie et un tout petit peu plus de neutralité, mais pas de franche amitié à l'égard de la France. Un cas donc très spécial, pas vraiment dans la moyenne des autres pièces, sauf pour la neutralité. A noter également que chez Middleton, c'est la langue française qui arrive en tête de l'objet des allusions (35%), puis les personnes (27%), les choses (20%), et les lieux (10%). Contrairement à Marlowe, idées et croyances ne figurent pas du tout (0%), la politique est à 0,4% et l'histoire à 3%.
Comparatif des tonalités
Faisons maintenant un comparatif entre les tonalités de toutes les pièces étudiées, celles de Marlowe et celles de Middleton:
Graphique comparatif des tonalités en %
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On constate dans le graphique ci-dessus que Middleton se distingue très clairement: il se détache du trait rouge qui représente toutes les fiches, tandis que Marlowe est plus dans la moyenne, sauf pour ce qui concerne les extrêmes.
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